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 Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...

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MessageSujet: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 15:18

http://www.liberation.fr/societe/01012375944-l-assemblee-va-t-elle-abolir-la-prostitution

Citation :
L'Assemblée va-t-elle abolir la prostitution ?




Une prostituée parle avec des policiers au bois de Boulogne le 6 juin 2011. (© AFP Bertrand Langlois)



Les députés relancent mardi le débat sur la prostitution, entre partisans de sa disparition totale et défenseurs d'un encadrement, en se prononçant sur une résolution sur l'abolition. Cette résolution, qui "réaffirme la position abolitionniste de la France en matière de prostitution" vise à "battre en brèche les idées reçues qui laissent accroire que sous-prétexte que la prostitution serait le plus vieux métier du monde, elle est une fatalité", expliquent ses auteurs.

Elle est présentée par la députée PS Danielle Bousquet, qui a présidé une mission d'information parlementaire sur la prostitution en France, le député UMP Guy Geoffroy, rapporteur de la mission, et tous les présidents de groupes à l'Assemblée. "Il fallait une étape importante, symbolique et solennelle" dans la lutte contre la prostitution, explique Guy Geoffroy.

Le texte précise que les principes abolitionnistes, adoptés par la France en 1960, "doivent être proclamés haut et fort à une époque où la prostitution semble se banaliser en Europe".

La pénalisation, «la meilleure piste»

Dans la foulée du vote, sera déposée une proposition de loi pour inscrire dans le code pénal "ce qui dans la résolution relève du domaine législatif", comme la pénalisation des clients. Guy Geoffroy préfère parler de "responsabilisation" pour rappeler "que neuf personnes prostituées sur dix sont victimes de la traite des êtres humains".

Actuellement, recourir à une personne prostituée n'est pas un délit. Mais la mission parlementaire, s'inspirant de la Suède qui sanctionne les clients depuis 1999, a conclu au printemps que la pénalisation du client constituait "la meilleure piste pour voir diminuer la prostitution en France, là où tous les pays qui ont réglementé cette activité l'ont vu augmenter".

Le sujet fait débat, même au sein du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a rappelé en avril que cela supposerait une "révision profonde" du régime pénal, la prostitution n'étant pas un délit actuellement. Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, s'est dite favorable à une sanction des clients.

"Sur ce sujet, le consensus n'est pas fait", reconnait Yves Charpenel, président de la Fondation Scelles, qui a lancé un appel pour l'abolition de la prostitution avec 40 associations. "Les députés qui voteront mardi la résolution abolitionniste voteront-ils ensuite son application concrète", se demande-t-il, estimant "plus que jamais nécessaire de clarifier la position française" face à des pays comme l'Allemagne qui ont choisi de réglementer cette activité.

La position abolitionniste "semblait un peu oubliée. On voit régulièrement ressurgir des propositions de réouverture de maisons closes", déplore Hélène de Rugy, déléguée générale de l'Amicale du Nid.

Crainte de la clandestinité


Dans son manifeste "Nous n'irons plus au bois", le collectif d'hommes "Zeromacho" soutient aussi la résolution, pour rappeler que "la prostitution reste avant tout une affaire d'exploitation", explique leur porte-parole Gérard Biard. A l'inverse, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) a écrit aux députés pour leur demander de ne pas voter la résolution, estimant que cela pénalisera les prostituées en les poussant vers plus de clandestinité, explique Chloé, prostituée qui manifestera mardi devant l'Assemblée.

Act-Up et Aides, réunis avec le Strass et 14 associations au sein du Collectif "Droits et prostitution" partagent ce constat, affirmant que face à la réduction du nombre de leurs clients, les prostituées seraient contraintes d'accepter des rapports non protégés.

Le Strass, qui distingue la prostitution librement consentie et la traite des être humains par des réseaux mafieux - qu'il dénonce-, demande plutôt de "véritables droits" pour les prostituées.

Environ 20 000 personnes se prostituent en France, selon diverses estimations.


Voulant comparer la prostitution a la peine de mort ou a l'esclavage, des gros malins parlent d'abolition de la prostitution, histoire de bien aller dans la diabolisation et surtout pas dans l'information. Pourquoi est-ce qu'on appelle ça le plus vieux métier du monde ? Le sexe tarifé va-t-il disparaitre ? Non, bien sur que non, jamais. Il est juste question de persécuter une population qui ne doit déjà pas rouler sur l'or…

Rendre leur vie et leur situation encore plus précaire qu'avant… Je parle de prohibition, comme pour l'alcool, qui fut un temps interdit aux états unis. Résultat ? Les gens ont-ils arrêté de boire ? De vendre de l'alcool ? Non. Mais au lieu d'avoir un commerce légal, des consommateurs qui puissent consommer un produit de qualité et non coupé ou distillé avec n'importe quoi, on a eu droit a une sorte d'âge d'or de la mafia.

Toujours cette hypocrisie... Certes, le sexe n'est pas un crime capitale, mais il y a des victimes, des esclavagistes, des horreurs, oui, et il faut agir contre cela, et on ne le fait pas assez. Mais le sexe tarifé n'est pas que cela. Il faut soutenir, protéger, encadrer, pas persécuter... La prostitution a toujours existé et existera toujours. Le seul choix qui s'offre est faut-il que ce soit dans de bonnes conditions, avec consentement, hygiène, sécurité, ou de très mauvaises conditions ? Faut-il protéger en donnant des droits et des devoirs, ou persécuter pour donner plus de précarité ?

La prohibition fabrique du crime, créé de l'insécurité et ne protège ni n'aide personne...








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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 15:29

De base, le commerce n'est pas légal, mais toléré.
Partant de là, tu comprendra donc que le législateur, qui déteste les populations incontrôlables, tente de réguler. Sauf que l'état actuel de la conjoncture fait qu'on a un Etat central si peu coercitif (j'aime les pincettes... Uriah ) que ça n'a rien d'étonnant de le voir sans cesse proposer ( Uriah ²) plus de répression.

C'est une situation qu'il faut absolument dénoncer et faire connaitre. Comme d'habitude, gratter la (très) fine couche de peinture pour voir le châssis rouillé.
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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 15:40

Qu'on fasse plutôt quelque chose pour sortir de la prostitution es filles exploités et qu'on foute la paix à celles qui le font volontairement merde.
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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 17:03

Qu'on en fasse un "vrai" métier et non une activité "toléré" ?
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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 19:14

J'ai pas d'avis là dessus. Je parle surtout de démanteler les réseaux d'esclavage sexuel les plus sordides.
Après, aider et soutenir celles et ceux qui ont choisi d'en faire leur métier j'ai rien contre.
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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 19:17

Anagram_Underscore a écrit:
Je parle surtout de démanteler les réseaux d'esclavage sexuel les plus sordides.
Je pense que tout le monde est pour ça.
Maintenant, le problème, c'est de savoir si la prohibition va vraiment régler l'affaire et là dessus j'ai un énorme (CMB) doute.
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MessageSujet: Re: Abolition ? Non, le vrai mot est prohibition...   Jeu 15 Déc 2011 - 20:24

Ben a écrit:
Anagram_Underscore a écrit:
Je parle surtout de démanteler les réseaux d'esclavage sexuel les plus sordides.
Je pense que tout le monde est pour ça.
Maintenant, le problème, c'est de savoir si la prohibition va vraiment régler l'affaire et là dessus j'ai un énorme (CMB) doute.

C'est même assez évident que ça ne sera pas le cas. On peut même tabler sur le fait que cela ne fera qu'établir un réseau souterrain encore plus dense et difficile d'accès pour les acteurs de l'intervention sociale et judiciaire.
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